Analyse de textes comparés – Présentation générale

Objectifs et modalités de l’épreuve

Objectifs

Les objectifs sont bien définis par ECRICOME sur le site officiel :

«Il s’agit de s’assurer de la capacité du candidat à traiter une information relativement consistante en un minimum de temps, et d’en saisir l’enjeu implicite : analyse et synthèse à la fois :

  • Comprendre les textes entre les lignes : décrypter, analyser
  • Sélectionner le plus important, l’information majeure de chaque texte
  • Confronter les thèses comparables entre elles : pour cela, un recul par rapport aux textes s’impose (absence de paraphrase, de citation, et une valeur ajoutée aux textes)».

Modalités de l’épreuve

L’ analyse de texte comparés est une note de synthèse d’un nombre de mots exigé (1250 avec une marge de plus ou moins 10%, soit 1075 mots au minimum et 1325 au maximum). Vous devrez répondre à une question en vous appuyant uniquement sur les thèses développées dans les textes à votre disposition.

La réponse est une courte dissertation titrée, composée d’une introduction, de deux ou trois paragraphes et d’une conclusion, qui répond à la «question-pilote» (le sujet). L’épreuve dure trois heures.

Étapes du devoir et présentation de la copie

Les différentes étapes

L’ analyse de textes comparés se décompose de la même manière que la synthèse Passerelle 2, bien que l’exercice soit complètement différent.

Le temps imparti pour l’épreuve est de trois heures. On peut donc consacrer une heure complète à l’analyse des textes. Il faut prendre connaissance de la question-pilote pour aborder les textes directement sous l’angle suggéré. Il faut également décider du titre de la copie à ce moment : celui-ci doit englober de manière intelligente et précise l’enjeu et les différentes nuances mises en avant dans les différents textes.

L’analyse doit permettre plusieurs choses. D’abord de définir les différents arguments utilisés par les auteurs dans chaque texte. L’usage d’un surligneur est fortement conseillé ! De plus, vous devrez à ce moment classer les textes simplement par rapport à leur position au regard du sujet («pour», «contre» et «neutre»). Cela vous permettra de bien organiser votre réflexion lors de la mise en place du plan et de la rédaction.

La prise de note doit être à la fois rapide et efficace. Il existe plusieurs méthodes pour cela. ECRICOME conseille de procéder par surlignage des arguments majeurs, et annotation des texte (deux ou trois mots clés pour définir les arguments et la thèse de l’auteur, et une classification «neutre», «pour» ou «contre»). On peut également utiliser un tableau pour recenser toutes ces informations. La lisibilité est meilleure, mais cela peut prendre plus de temps. À vous de trouver la technique qui vous convient le mieux en les essayant !

La rédaction doit prendre entre une heure et demie et deux heure, mais il convient de se laisser au moins quinze minutes pour relire sa copie : l’orthographe compte pour deux points !

Présentation de la copie

La copie doit débuter par un titre. Il doit exprimer les enjeux et la tension relatifs au sujet, et refléter de manière habile la réponse que vous allez apporter à la question pilote.

L’introduction doit comporter plusieurs moments et a un rôle bien précis. Elle est une accroche pour le correcteur qui doit être captivé par la copie plutôt que contraint de la corriger. Puis elle doit annoncer l’enjeu commun aux textes (la problématique), toujours de manière habile et élégante, et le plan élaboré. Celui-ci doit être, autant que faire se peut, léger (éviter les sempiternels et lourds «premièrement nous verrons que… Puis nous étudieront… Ce qui nous mènera logiquement à regarder de plus près…»).

Le développement doit être rédigé en deux ou trois parties (plutôt trois, mais il vaut toujours mieux deux parties bien construites que trois dont une bancale ou inachevée), dont l’enchainement démontre un raisonnement logique. ECRICOME conseille de débuter la rédaction par un paragraphe regroupant les textes neutres, puis les textes «pour» si l’opinon dominante est le «contre» et enfin les textes «contre». Les deux derniers paragraphes seront inversés si l’opinion majeure était «pour».

Les parties doivent être équilibrées, et contenir un nombre de texte assez similaire. Il convient d’ailleurs d’être précis dés que vous invoquez un texte : vous devez préciser qui dit quoi, pas seulement le numéro du document auquel vous vous référez, et cela sans tomber dans la paraphrase. Chaque partie doit être introduite par une phrase affirmative ou interrogative et conclue habilement pour mener vers le paragraphe suivant ou la conclusion.

La conclusion est une reprise rapide du raisonnement, et surtout une réponse nuancée à la question : utilisez la thèse la plus représentée dans les textes et nuancez la avec l’opinion minoritaire, mais présente. Il s’agit de la fin de la copie : ne négligez pas la conclusion, appliquez-vous afin de laisser une impression positive de votre copie !

Vous devez introduire un double slash( // ) dans votre texte tous les 50 mots et indiquer le nombre de mots correspondant dans la marge.

Comportement à adopter pour une bonne copie

À proscrire

L’épreuve d’ analyse de textes comparés est très stricte, aussi, il faut bien respecter les consignes, sous peine de perdre bêtement des points :

  • Il faut préciser vos références, ne pas simplement invoquer un texte ou le paraphraser : exprimez la thèse implicite de l’auteur.
  • Respectez strictement le nombre de mots : entre 1075 et 1325. Vous perdrez jusqu’à 2 points dans le cas contraire !
  • Soignez l’orthographe et la grammaire : vous serez également noté sur 2 points sur la justesse de votre expression.
  • Comptez bien vos mots et indiquez le dans la marge et dans le texte : vous serez pénalisé d’un point dans le cas contraire. le décompte est soumis à des règles que vous devez connaître le jour de l’épreuve : les lettres euphoniques (les «t» de liaison) ne comptent pas, mais les apostrophes si. Les années (2012) ne comptent que pour un mot, ainsi que les noms

La bonne copie

La bonne copie mettra en avant des critères souvent négligés par les copies moyennes et a fortiori faibles :

  • Un bon usage de la langue française : orthographe et grammaire correctes bien sûr, mais également un lexique riche et juste, ainsi qu’une ponctuation présente et utilisée à bon escient.
  • Le vocabulaire permet une expression juste des thèses et arguments des auteurs : il ne faut ni les exagérer, ni les minimiser. On se trouve toujours dans un exercice d’équilibriste qui demande de l’entrainement !
  • Le raisonnement met bien en avant votre raisonnement logique.
  • Les introduction, développement et conclusions, sont habiles et amènent le correcteur à réfléchir par leur pertinence et leur habilité.

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