Conseils tests littéraires TAGE MAGE – Admission parallèle

Conseils pour les tests littéraires des concours d’admission parallèle, par Maud Verherve, enseignante.

Pourquoi des épreuves littéraires aux concours ?

Pour bien se préparer à un concours, il faut bien comprendre ce que le jury attend de soi.
En effet, être prêt le jour J, c’est presqu’être capable de faire soi-même un sujet ! Première chose, donc : ne pas être déstabilisé par la forme des tests et en avoir une connaissance précise.
Les sous-tests 1 3 et 5 constituent les parties littéraires du Tage-Mage. Comme pour les autres sous-tests, il s’agit de répondre en 20 minutes à 15 questions. La première qualité attendue par le candidat est donc la gestion du temps et la seconde est la gestion du stress. Un seul secret pour maîtriser ces deux compétences fondamentales : s’exercer !
Plus on exerce, plus on se connaît, et meilleure sera la stratégie personnelle : sachant que toute erreur est sanctionnée par des points négatifs, il vaut mieux répondre à dix questions avec un degré de certitude très élevé qu’à quinze avec des doutes. Le calcul est vite fait : dix bonnes réponses vous font atteindre les quarante points, quinze réponses dont cinq mauvaises, par exemple, apportent trente-cinq points !
Le tage-mage est une véritable épreuve pour le doute : il faut trouver la réponse la meilleure parmi les cinq options proposées à chaque question. Or, cette option la meilleure parmi cinq peut ne pas être la meilleure en soi, ou, plus difficile encore, peut être la meilleure parmi plusieurs autres qui peuvent paraître bonnes. Il faut se prêter autant de fois que possible à l’exercice pour dépasser l’irritabilité qu’il peut susciter !
Plus on s’exerce, plus on affine ce savoir et cette exigence sur soi : sur quelles questions suis-je plus fragile ? Quelles sont, surtout, les questions piégeuses, chronophages qu’il vaut mieux passer ? Quelles questions méritent qu’on les traite car elles seront sans doute passées par de nombreux candidats déstabilisés, mal ou peu préparés? Comment ferais-je la différence et le meilleur de moi-même ?
Pour répondre à ces interrogations, la seule manière est de commencer votre préparation dès la rentrée universitaire, voire les vacances qui la précédent. Plus on commence tôt, plus vite on est serein, tant côté gestion du temps que gestion du stress –nos deux fondamentaux.

Phases de préparation

Première phase

: prenez bien connaissance des épreuves, faites quelques tests en répondant à tout, établissez vos points faibles, approfondissez les connaissances qui restent lacunaires à l’issu de votre diagnostic (en grammaire par exemple).

Deuxième phase

: reconnaître ses points de résistances (là où décidément, on a un faible taux de réussite), les lacunes qui restent après le travail d’approfondissement, consolider ses points forts et affirmer sa stratégie.

Troisième phase

: s’exercer, s’exercer, s’exercer.

Pour bien vivre sa préparation, constituer un groupe de travail, car même en contexte de concours, la solidarité aide à l’endurance ! Il faut traverser plusieurs mois avec des hauts et des bas, et rien de tel que des amis pour le faire sans souci.

Sous-test 1 : Compréhension d’un texte écrit

Pour ce sous-test, les quinze questions portent sur deux ou trois textes dont la teneur varie de la philosophie à l’interview journalistique en passant par le discours politique ou l’article scientifique.

Pourquoi un tel test ?

Plus tard, serez-vous capable de lire un rapport pendant votre pause déjeuner, avalant un sandwich d’une main et rédigeant un mail de l’autre, pour en faire un compte-rendu efficace dès le début de l’après-midi?
Compétences en jeu : la lecture rapide (linéaire et diagonale), le repérage d’informations et les trois niveaux de lecture (comprendre les mots, saisir les informations explicites, comprendre la thèse et l’implicite du texte).

Que faire ?

Sur ce test, contrairement à d’autres concours, les textes restent sous les yeux des candidats tout au long de l’épreuve. Il faut donc en faire un vrai atout : travaillez-les au corps avec votre stylo (le surligneur n’est pas de mise), noircissez, entourez, fléchez pour en marquer la structure formelle, les nœuds argumentatifs et les connecteurs : une lecture active fait gagner du temps pour retourner à un endroit précis du texte car d’une part, ça soulage la mémoire et la rend ainsi plus efficace, d’autre part, ça permet aux yeux d’être moins fatigués dans son exercice d’
« essuie-glace » incessant entre texte et questions ! Eh oui, ne négligez pas la fatigue oculaire, elle compte et va compter de plus en plus au fil des tests, comme nous le verrons plus tard !
En ce sens, notre conseil est de lire d’abord le texte puis les questions. Mémoriser et marquer le texte rendent sans doute plus efficace le traitement des questions.

Ecueils à éviter :

Sur ce test, on a envie de répondre à toutes les questions, car le texte sous les yeux, on tend à être moins vigilant et exigent. Il faut aussi faire preuve de stratégie sur ce test, et nombre d’étudiants ne pourront progresser ici qu’en affinant ainsi.
Se méfier des réponses trop évidentes et prendre le temps de bien relire la question. Dans les questions difficiles et plus longues à traiter, les questions
« combinatoires », il y a souvent des pièges. Ce n’est pas parce qu’une affirmation proposée reprend une expression du texte qu’elle est valide. Relisez la question et restez vigilant : l’expression est-elle bien à retenir eu égard à cette question-ci ?

Se préparer :

Certains journaux sont aussi rapides à lire que leur nom l’indique, mots croisés compris. Ces journaux à textes courts peu résistants au plan de la compréhension exercent votre capacité oculaire à lire verticalement, grâce à leur mise en page. Continuez de les lire dans les transports.
Toutefois, préférez-leur les articles de journaux généralistes, les revues scientifiques, les romans et autres essais (ailleurs que dans les transports, peut- être).
Avec votre groupe de travail, n’hésitez pas à fabriquer vos propres sujets et à vous les échanger !

Sous-test 3 : Argumentation-logique

Voici le sous-test central du tage-mage, sans doute le plus difficile des parties littéraires…car il relève aussi des mathématiques.
Plus que jamais ici, la stratégie compte : répondre à dix questions en étant certains vaut mieux que répondre à quinze sans être certains. Encore faut il être certains des dix réponses données pour que la stratégie soit efficace ! Une seule solution, la bonne connaissance des types de questions, l’exercice et encore une fois, une bonne connaissance de ses propres compétences.

Pourquoi un tel sous-test ?

Saurez-vous produire un raisonnement, en critiquer et développer des pensées élaborées ?

Compétence en jeu :

On peut identifier trois grands champs de questions sur ce sous-test :
-les questions sur la construction du raisonnement : il faut y saisir comment on construit une conclusion, comment on établit un raisonnement, ce qui le rend possible en tant que présupposé, ce qu’il signifie, et ses caractéristiques purement formelles (s’agit-il d’une analogie, d’un syllogisme, etc ?)
-les questions de logique : les logigrammes, les tirages, les relations d’ordre, les menteurs
-les questions mathématiques : de courts problèmes mettant en jeu des calculs de distance, les calendriers, les classements

Que faire ?

La stratégie que nous proposons, ici repose sur une extrême vigilance dans la lecture. Pour la conserver, nous conseillons de procéder de manière déstructurée : d’abord, lire la question qui suit l’énoncé (l’entourer, la marquer, repérer le mot- clef), puis lire l’énoncé, et enfin relire la question.

Ecueil à éviter

Sur ce sous-test, les étudiants sont vite piégés par la capacité du cerveau à anticiper les questions et les réponses. Sans cette vigilance accrue, il est facile de se
convaincre d’un degré de certitude qui, en réalité, est nul : méfiez-vous de votre cerveau et…de la capacité de la FNEGE à anticiper sur ce que nous appelons les pièges et raccourcis de cerveau. Garder la tête froide est le mot d’ordre !
Certaines questions resteront peut être résistantes pour vous, à l’issue de votre préparation. N’y voyez pas une source de stress et une raison de douter de vous, car au contraire, ce sera votre atout : vous saurez faire le bon choix stratégique !

Se préparer :

Ici, il faut s’exercer en traitant des batteries de questions, et en approfondissant les réponses pour les comprendre et en tirer des techniques.

Sous-test 5 : Expression

N’ayez crainte, on ne vous demandera pas de vous exprimer, ici, mais toujours de choisir parmi cinq options laquelle est la meilleure.

Pourquoi un tel test ?

Serez-vous capable de rédiger des textes sans erreurs grammaticales, avec élégance et finesse ?

Compétence en jeu :

Elles sont de trois ordres, suivant les trois parties de ce test : -les connaissances de vocabulaire
-les connaissances grammaticales
-les connaissances de logique de la langue

Se préparer :

Il n’y a souvent que peu de surprises à ce test (si on s’y prépare bien). La seule option est de reprendre sa grammaire souvent enfouie depuis l’école primaire (les règles d’accord, la ponctuation, les conjugaisons, les articulations logique de la langue…), lire les vieilles pages roses des dictionnaires où se nichent les proverbes utiles à certaines questions, revoir ses formules de style et enfin ses connecteurs logiques.

Que faire ?

Lisez bien attentivement en prenant garde à votre fatigue oculaire (surtout sur la partie « correction linguistique » et gérez votre temps : souvent, les étudiants terminent avant les vingt minutes et ne prennent pas la peine de vérifier leur réponse !

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